Les anthropomorphismes rencontrés chez les propriétaires de chiens

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Anthropomorphisme et anthropocentrisme : un élan humain naturel !

Darwin fut le 1er à attribuer des émotions aux animaux, à les observer minutieusement et à parler de processus adaptatif des émotions : la peur, la joie, la colère, la surprise, le dégoût, l’irritation, la frustration sont des émotions que les chiens ressentent. Mais c’est l’expression de ces émotions qui diffèrent des nôtres et qui peuvent parfois porter à confusion.

Le concept d’anthropocentrisme, qui considère l’homme comme le centre du monde, enseigné dès le plus jeune âge dans nos pays occidentaux, nous suggèrent d’attribuer spontanément des sentiments humains à ces animaux que nous côtoyons quotidiennement. Cette pensée instinctive, d’anthropomorphiser un animal au point d’oublier sa vraie nature, c’est le dégrader et finalement lui témoigner peu de respect (…). En croyant bien faire, on le traite de manière inadaptée, ce qui revient à le maltraiter, selon Boris Cyrulnik.

De cette capacité à croire que le chien ressent les mêmes états et émotions que nous humains, de la même manière, naît une méprise de l’animal, de son monde émotionnel et de sa réalité.

Des expressions courantes

Voici quelques expressions que chacun peut entendre devant les comportements et attitudes parfois surprenantes de nos chiens, cet autre membre de la famille. Selon les études éthologiques actuellement mises à notre disposition, une autre interprétation peut être indiquée.

Il est jaloux : penser que l’autre prend du plaisir de ce que je n’ai pas ; capacité intellectuelle non admise chez le chien selon les études scientifiques actuelles. On considère plutôt une concurrence sociale, alimentaire.

Il l’a fait exprès : faire quelque chose en pensant de l’effet ressenti par un autre individu. Le chien serait dénué de cette capacité cognitive. Expression de l’émotion ressentie à l’instant présent. Par exemple adopter une position de soumission, d’apaisement devant la colère (l’agacement voire la frustration) perceptible du maître. Répétée, cette situation induira le même comportement, par apprentissage associatif.

Il se venge : capacité intellectuelle attribuée à tort au chien selon laquelle un comportement serait produit en préméditant de l’effet survenu chez autrui. Il s’agit vraisemblablement d’un comportement en réponse à l’émotion ressentie dans une situation précise (libération de tension, malaise, frustration).

C’est un dominant : n’est pas un trait de caractère figé mais à reconsidérer comme une ponctuation des interactions entre individus. Le chien adapte son comportement en fonction des réactions de l’autre (chien, chat, humain).

Les études scientifiques menées depuis quelques années amènent à considérer que la hiérarchie au sein des canidés s’applique de manière intra spécifique (au sein d’une même espèce).

Lui mettre le nez dedans : n’est pas dégoûtant pour le chien. En revanche est vécu comme une grande tension par le chien puisqu’incompris. Accroît le malaise pour le chien et le malentendu et l’incompréhension pour le maître.

Apprenons à observer notre compagnon à 4 pattes sans tomber dans le piège anthropomorphique : mieux compris, il sera ainsi mieux traité.

Sébastien OLAÏZOLA-GUIRRIEC

Comportementaliste

Educateur de chiens

www.dog-lg.com

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